20Sep

Rencontre avec Hélène Comlan, naturopathe

Jessie-Bonjour à tous, je suis Jessie du blog Nappy Forever et aujourd’hui je suis avec Hélène qui est naturopathe et qui a eu la gentillesse de m’accueillir dans son cabinet. Donc je vais laisser Hélène se présenter et nous expliquer en quoi consiste le métier de naturopathe.

Hélène-Bonjour Jessie, bonjour tout le monde. Donc moi je suis naturopathe depuis quelques temps, suite à une reconversion, le métier de naturopathe permet de soigner les gens de façon naturelle, on propose une méthode naturelle, on rééquilibre l’organisme en utilisant dix techniques, notamment, la première, l’alimentation, la gestion du stress, la psychologie et le sport qui sont les trois techniques essentielles. Il y a d’autres techniques que nous utilisons comme la phytothérapie avec les plantes, l’aromathérapie. Voilà aujourd’hui j’exerce le métier de naturopathe, et pour se faire j’ai fait une formation à l’institut supérieur de naturopathie de Paris Isupnat, une formation sur quinze mois avec un mémoire à la fin et très riche puisqu’on apprend toute une partie d’anatomie, physiologie avec tout le corps humain et les pathologies, leur développement pour aider chacun de façon vraiment personnelle.
J-Tu m’as dit au téléphone qu’avant d’être naturopathe, tu travaillais dans un autre domaine. Est-ce que tu peux nous expliquer un peu ?

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H-Oui bien sûr, j’étais salariée dans les métiers de la presse pendant un peu plus de quinze ans. J’étais responsable de la communication pour un magazine, et ce qui m’a tourné, comme beaucoup de mes confrères, vers la naturopathie, c’est la gestion du stress au travail ; notamment, avec la vie parisienne qui va avec. C’est vrai que j’ai commencé à m’intéresser à la naturopathie en voyant les problèmes que j’avais dans la vie courante et au travail : problèmes de santé, fatigue, sommeil, stress, etc. Je n’arrivais pas à régler ça avec la médecine traditionnelle, prendre un cachet ne suffisait pas du tout pour moi, ne me correspondait pas et j’ai essayé de trouver des méthodes un petit peu plus naturelles et ensuite la cascade s’est faite.

J-D’accord. On parle beaucoup en ce moment d’aromathérapie, notamment avec aromazone ; quelle est la différence avec ce que tu fais, et quel est ton avis sur aromazone ?
H-Alors aroma-zone c’est la caverne d’Ali Baba pour certaines, pour moi aussi, je reste une fille, il n’y a pas de soucis même si je ne valide pas du tout tous les produits. C’est une boutique qui propose de faire ses cosmétiques maisons, donc c’est quand même une très bonne initiative. Il y a peu d’initiative comme ça à Paris et là c’est devenu quand même une structure assez importante, et ça nous permet à nous toutes qui avons des problématiques différentes de pouvoir customiser un petit peu nos produits, et même pour certaines qui ne les font pas, d’acheter des petites fragrances, des huiles essentielles pour apporter un petit plus aux cosmétiques qu’elles achètent déjà tout fait. Donc ça c’est pour la partie aromazone. L’aromathérapie en fait, c’est l’étude des huiles essentielles aussi bien pour les cosmétiques que pour la santé. Moi j’utilise essentiellement les huiles essentielles pour mes patients –là tu dois sentir les petits grains de bigarade-. Sinon c’est pour la gestion du stress, je leur demande de l’utiliser soit pure, une petite goutte à certains endroits bien précis, ou en dilution dans des produits. Mais c’est vrai que je ne préconise pas en consultation pour faire des crèmes ou des choses comme ça. Après ça peut s’installer dans la conversation, c’est ce qui arrive en général.

J-Pourquoi tu ne le préconises pas ?

H-Parce que lorsqu’on vient me voir en consultation on ne parle pas de produits cosmétiques. Voilà c’est juste pour ça, quelque fois ça peut dévier avec les filles, mais sinon souvent les gens viennent pour un problème de santé. Mais c’est vrai que lors d’atelier de cosmétique, là oui, évidemment j’incite et j’invite à mélanger huiles essentielles, aromathérapie et huiles végétales.

J-Du coup pour la gestion du stress, parce que moi ça m’intéresse aussi, quelles huiles essentielles tu préconises ?

H-Alors, pour la gestion du stress, ma grande copine c’est celle que tu es en train de sentir actuellement, c’est le petit grain de bigarade. Je crois que statistiquement c’est celle qui plait, tout le monde connait la lavande, moi je suis une maman, je crois que la lavande c’est l’huile préférée des mamans. Le petit grain de bigarade c’est la petite sœur de la fleur d’oranger, je l’appelle comme ça. Ça a cette odeur et ça a cette vertu assez apaisante, et mois ça m’a vraiment accompagné. Si j’ai qu’une huile dont je dois parler c’est celle-ci, l’huile essentielle de petits grains de bigarade.
J-Et du coup l’huile essentielle, est ce qu’on peut l’utiliser sur les enfants ?

H-Alors, qu’est ce qu’un enfant pour toi ?

J-Un enfant, ça peut être un nouveau né, etc.

H-Alors les nouveaux nés, non, encore plus lorsque je ne connais pas l’enfant. En dessous de six ans, non vous oubliez. Après ça va être au cas par cas, il y a quelques huiles essentielles qu’on peut utiliser sur les enfants. Mais ça dépend vraiment de chacun donc moi je ne préconise pas d’huiles essentielles pour les tout petits.

J-En dessous de 6 ans vaut mieux éviter.

H-Voilà on oublie, après on peut en mettre un petit peu dans la maison sans soucis.

J-D’accord, mais pas directement sur l’enfant

H-Non. C’est un produit très fort l’huile essentielle, niveau concentration.

J-C’est photosensibilisant en plus

H-Certaines sont photosensibilisantes, c’est un produit très puissant en termes de concentration de plante, donc il faut quand même faire attention. Les plantes ont des vertus et il faut faire attention.

J-D’accord. Tes patients ils viennent te voir en général pour quelle pathologie ? Qu’est ce qui ressort le plus des consultations ?

H-Alors ce qui ressort le plus au mois de Mai c’est le régime quand même. Après ça va dépendre des saisons évidemment, mais là spontanément je te dis perte de poids. J’ai aussi beaucoup de sportifs que je suis en préparation par rapport à des compétitions ou des objectifs de sport.

J-Tu suis les sportifs dans le cadre d’un régime alimentaire ?

H-Alors ça va être une prise en charge globale en fait, pour pouvoir leur permettre d’atteindre leurs objectifs tout en ayant un suivi naturel. Quand je dis suivi naturel, s’il y a certains d’entre vous qui font un petit peu de sport, mois je ne vais évidemment pas préconiser de prendre de protéines ou de choses comme ça. Les sportifs qui viennent me voir c’est pour avoir, on va dire, des « dopants naturels », pour avoir un régime qui leur corresponde vraiment, et améliorer leurs performances.

J-D’accord, et je suppose que tu dois aussi avoir des jeunes mères ou des femmes enceinte ?

H-C’est vrai qu’il y a tout type. Il y a les gens du troisième âge, où là il y a les différentes pathologies qui nous attendent toutes hein, enfin je n’espère pas puisqu’on est naturopathe. Là ça va de l’arthrose, diabète –le diabète du vieux comme je l’appelle, du gourmand-, cholestérol et autres. Ensuite vous avez les gens un peu plus de notre âge entre les 30-50 –enfin de mon âge, excuse moi- qui viennent pour les problèmes de la vie, beaucoup de stress au travail comme je te le disais tout à l’heure, de choses comme ça, là on sent vraiment que la vie parisienne est très dure pour chacun, quelque soit la situation sociale ou familiale. Il y a les jeunes mamans qui viennent me voir avec leur petit parce que je crois que le fait, qu’elles aient eu avant ou pas une démarche naturelle, d’avoir un nouveau né les faits aller vers une santé plus naturelle et une alimentation plus saine. Pour leur enfant d’abord, et évidemment pour elle et le papa par la suite. J’ai été étonnée de découvrir aussi une population de jeunes filles qui viennent me voir, d’une vingtaine d’années, toute jeune, souvent c’est pour des problèmes de peau qu’elles arrivent jusqu’à moi. Donc eczéma, urticaire, allergies, etc. Il y a toutes ces jeunes filles qui viennent, qui font déjà beaucoup de choses avant de venir, donc ça m’étonne vraiment –parce que moi à vingt ans je n’étais pas comme ça- donc je suis vraiment épatée par elles, elles font vraiment des recherches et tout. Donc il y a toutes ces jeunes filles prêtes à adopter une alimentation plus saine, à se tourner vers les huiles ; enfin toutes ces petites aides qui peuvent contribuer à anéantir leur mal.

J-Au téléphone tu m’avais aussi dis que tu fais des ateliers de cuisine saine, est ce que tu peux nous expliquer en quoi ça consiste ?

H-Oui. En naturopathie, c’est vrai qu’on n’est pas toujours dans notre cabinet. C’est tellement vaste, il y a des naturopathes comme moi qui vont faire des consultations, des ateliers, des conférences, des conseils en boutique bio, etc. D’autres que des conférences, etc. Et moi comme je suis passionnée de cuisine saine et que je pars du principe qu’on mange trois fois par jour 365 fois par an, ça contribue énormément à notre santé, j’organise des ateliers de cuisine saine pour permettre à mes patients et les lecteurs de mon site de pouvoir les aider au mieux, ou leur donner des clés pour pouvoir reproduire au mieux chez eux. Parce que ce n’est pas le tout de faire un beau discours sur « il faut manger comme ci, il faut manger comme ça », après en pratique beaucoup se sentent seuls chez eux. Donc j’essaye un petit peu de les aider via ces ateliers. Ces ateliers s’adressent au départ pour les entreprises, et je les ai ouverts au grand public à la demande des patients.

J-En général il y a combien de patients ?

H-C’est des petits groupes, entre huit à dix personnes des fois. Lorsqu’on est dix personnes souvent on est deux naturopathes, parce que ce n’est pas possible d’expliquer. Tout l’intérêt d’un atelier de cuisine c’est aussi de vous expliquer aussi les bonnes associations, les cuissons, les différentes façons de faire et de faire découvrir des nouveaux produits et des nouvelles façons de cuisiner. Tout ça, une personne face à dix ce n’est pas possible, trop de question. Donc ces ateliers c’est des petits groupes de huit-dix personnes.

J-D’accord, du coup au niveau de l’alimentation, tu proposes tout type d’alimentation ?

H-Alors, moi je suis –ça fait beaucoup rire- flexitarienne, c’est-à-dire que j’ai tendance à être végétarienne, à ne pas manger de viande, surtout quand je vois la qualité actuelle qu’on propose. Avant je prenais le poisson mais c’est vrai qu’aujourd’hui ce n’est plus possible compte tenu de la qualité. Éventuellement les petits. Donc je vais me diriger vers une alimentation essentiellement végétale, même pour les sportifs que je suis. On peut être boxeur et manger des légumes uniquement, c’est possible, et être musclé. Il m’arrive de manger de la viande.

J-Rarement ?

H-Rarement ; lorsque je suis en société j’accepte de manger chez les gens, je conserve mes amis. C’est vrai que je n’en cuisine pas spontanément et encore moins dans mes ateliers de cuisine. Les gens qui viennent me voir ont aussi de gros problèmes digestifs, et en France notamment, on est en surconsommation de protéines animales. La population africaine, mon papa est béninois, je suis d’Afrique noire, je suis métisse africaine, je vois un petit peu comment on mange ; c’est vrai qu’en Afrique noire aussi on peut mélanger deux types de viande avec du poisson dans un même plat, ce qui est complètement aberrant en fait en termes de santé, et ça a de gros dégâts. J’incite les gens à diminuer le plus possible la viande. Pour certaines catégories comme une adolescente, pour moi c’est évident qu’elle doit manger son petit steak de viande rouge de temps en temps hein.

J-Oui elle est encore en croissance

H-Alors oui, mais elle a surtout ses règles, elle est surtout indisposée. C’est vraiment pour ça. J’ai un ado de 18 ans, il ne mange pas de la viande tous les jours et il fait presque 1m90 pour 80 kilos. Il a bien grandit hein au tofu ça marche bien aussi. Maintenant c’est important d’avoir une assiette complète pour pouvoir avoir toutes les vitamines, les minéraux, les graisses, le sucre, c’est très important.

J-D’accord. Bon on va parler cheveux parce que c’est quand même une chaîne consacré aux cheveux. Cette chaine c’est avant tout pour mettre en valeur les cheveux naturels ; donc qu’est ce que tu penses de toutes ces femmes qui reviennent au naturel ?

H-Alors, moi je suis pour évidemment, mais après je n’ai pas de problématique de cheveux donc se serait injuste de dire « C’est nul les tresses, les tissages, etc. », je respecte complètement ça, chacun fait ce qu’il veut. Maintenant j’ai vu Alicia Keys no maquillage, no rien, les cheveux au naturel et tout, moi je trouve ça génial évidemment. Après celles qui se les détendent de manière naturelle, je le comprends aussi parce que je sais que ce n’est pas évident pour certaines ; mais c’est tellement plus beau, un bel afro. Moi je paierai pour l’avoir, j’ai les cheveux qui tombent, à moitié raides, très fins, etc. et un bel afro…Voilà.

J-Est-ce que tes racines africaines t’influencent dans ton métier, dans la conception de tes cosmétiques, puisque tu fais aussi des cosmétiques maisons.

H-Alors je pense forcément, parce que dans mes cosmétiques je vais utiliser des produits comme le beurre de karité, des choses comme ça, qui viennent d’Afrique de l’Ouest, pas du Bénin précisément mais bon. Même dans ma cuisine en fait, dans mes ateliers j’essaie de faire découvrir des racines de chez nous, les légumes comme le gombo, des épices aussi, des façons, des farines. L’occidental quand il découvre la pâte africaine, c’est très drôle. Oui je me sers vraiment de mes origines, en étant métisse ce n’est pas possible autrement de toute façon, ça ne fait qu’un tout, donc oui.

J-D’accord. Merci Hélène de t’être prêtée au jeu des questions pour Nappy Forever, où est ce qu’on peut te retrouver, est ce que tu as un site ?

H-Alors moi j’ai un site, c’est lanaturopathieselonhelene.fr, vous pouvez me retrouver là ; j’essaie de mettre essentiellement des articles sur la santé au naturel, on retrouve quelques recettes de cuisine saine, j’essaye de faire un peu de vidéo. Maintenant le temps fait que tout n’est pas toujours à jour, mais en tout cas j’essaie de l’alimenter au maximum.

J-D’accord, merci beaucoup Hélène d’avoir répondu à mes questions, et puis à bientôt peut être sur Nappy Forever. Merci d’avoir regardé cette vidéo et je vous dis à bientôt.

H-Au revoir.

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